La Vénus à la Fourrure - Les érotiquesLa Sadisme au marquis de Sade…

Chose curieuse, alors que la quasi intégralité des écrits du marquis de Sade en version numérique sont disponibles depuis longtemps, et qu’on ignore plus rien des moindres détails de l’existence de l’homme qui donna un nom au sadisme, personne (ou presque) —en France du moins— ne connaît véritablement la vie et les écrits de Léopold von Sacher-Masoch.

…et le masochisme à Sacher-Masoch

Et pourtant la vie de cet homme étrange illustre son œuvre au point qu’elle en est inséparable ! On peut même dire que son œuvre est le reflet à peine romancé de sa vie.
Et puis, Sacher-Masoch n’eut-il pas son heure de célébrité mondiale ? N’eut-il pas la satisfaction de voir son nom dans la Revue des Deux-Mondes, en même temps que dans les revues littéraires de Londres, de Vienne et de Berlin ? Ne fut-il pas reçu triomphalement au Figaro et acclamé par le Tout-Paris littéraire en 1886 ?

Un écrit phare de l’érotisme

C’est pourquoi il n’est peut-être pas inutile de faire revivre un peu ce nom qui aurait pu sombrer définitivement dans l’oubli s’il n’était resté dans le terme qui sert à désigner la passion particulière dont Sacger-Masoch se fit le héraut.
A l’heure où Polanski présent en compétition à Cannes, sa Venus à la fourrure, il nous paraissait nécessaire de proposer au lecteur une version numérique du plus célèbre roman de Léopold von Sacher-Masoch.



Bonjour à tous,

Je reviens il y a peu d’Istanbul où j’ai été initiée à une pratique que j’avoue je ne connaissais que très mal par des on-dits et des rumeurs. Invitée par une riche galeriste adepte de la « séverité sensuelle », celui-ci m’a fait découvrir le SM.
J’en avais beaucoup entendu parlé, et je dois dire que j’en ai tiré une jouissance incroyable. Cela m’a inspiré une histoire dont voici un petit avant-goût.

J’espère que vous apprécierez !

XXXXX

Léa

«»

Amyr Kasalp reste bien confortablement installé sur son lit princier, complètement nu, les jambes écartées et le ventre comme posé sur le haut de ses cuisses. Son sexe pend sous les bourrelets de graisse, faisant une masse indécente avec les lourdes bourses de ses testicules. Deux gros coussins servent de dossier au vendeur de tableaux qui regarde sa maîtresse sauter à terre.
Les draps en satin sont tombés au pied de la couche.
Entre les fesses bien rondes de Zoé, une mèche pubienne pend, encore humide et gluante de l’amour qu’elle vient de faire avec le Turc.

« Dans quel tiroir ? roucoule-t-elle en se tournant vers son amant.

— Le dernier, tout en bas ! » rétorque Ryma en se grattant au bas du ventre. Lorsqu’il a demandé à sa blonde maîtresse si elle voulait bien revêtir une tenue un peu frivole, elle a tout de suite dit oui. Depuis qu’il la fréquente, cette fille ne lui a jamais rien refusé. Un véritable trésor d’érotisme et de sensualité.

« Là ? demande la blonde en montrant les tiroirs d’une penderie cachée derrière un miroir teinté ornant tout le fond de la chambre.

— Oui, le tout dernier tiroir ! » précise Ryma en appréciant une fois encore les rondeurs féminines que sa partenaire française exhibe toujours avec une frivolité désarmante, une provocation merveilleuse.

La fille se baisse, sans plier les jambes, comme pour mieux mettre en valeur les reliefs de son postérieur. Dans cette position, elle montre le losange brun de sa féminité et le point ridé de son anus. Des boucles blondes coulent entre le haut de ses cuisses. Les replis de son sexe singulièrement proéminent dessinent une dunette de chair qu’on croquerait volontiers.
Plasak reste sur sa couche, le sexe à peine animé par un autre frisson. Il n’aura pas une seconde érection tout de suite, mais Zoé se chargera de lui revigorer le pénis si toutefois il ne montait pas tout seul.

Soigneuse, la blonde sort quelques effets du dernier tiroir de la penderie et elle vient les étaler sur le lit, aux pieds de Plasak.

« C’est drôlement coquin ! roucoule-t-elle en regardant la tenue en cuir noir qu’elle a dénichée dans le fin fond de la penderie.

— Assez !

— Tu aurais pu me montrer tout ça plus tôt, petit vicieux ! J’adore ces choses… ça m’excite rien que de m’imaginer là-dedans ! »

Le Turc en frissonne. Décidément, cette blonde lui réserve de merveilleuses surprises. Sans doute pourra-t-il expérimenter toutes les fantaisies érotiques qui restent encore cachées dans ses fantasmes ! Sans aucun problème. Peut-être même qu’en libérant la fille, elle lui apprendrait des trucs qu’il ne soupçonne même pas. Les femmes ont de la ressource lorsque le Champagne les enivre un peu !

« Je commence par quoi ? demande la ravissante blonde en caressant le cuir d’un corset brillant.

— Ce que tu veux !

— Bon ! » fait-elle en enfilant une première cuissarde. Le cuir est souple et épouse le galbe de sa jambe jusqu’à la limite de son pubis. Elle revêt l’autre cuissarde avec le même manège érotique. Chaque fois, ses doigts s’accrochent au cuir et tirent doucement jusqu’à se perdre dans la toison encore mouillée du bas de son ventre.

Ryma jubile.

« Comment ça va tenir ? questionne Zoé Dubort en se plantant au pied du lit, les jambes légèrement écartées comme pour exhiber sa fente sexuelle.

— Il y a des jarretelles au corset ! » rétorque Plasak, non sans une certaine émotion. La dernière femme a avoir porté ce déguisement de dominatrice vient de mourir au deuxième
sous-sol de son immeuble.

Docile, Zoé prend le corset et le met. Le cuir est plus épais. Elle ferme les agrafes coulant sur le devant du vêtement et monte à genoux sur le lit pour demander à son amant de serrer le lacet dans le dos.

Plasak tire de toutes ses forces, jusqu’à faire une taille de guêpe à sa maîtresse déjà parfaitement bien moulée. Puis, il lui caresse les fesses et l’aide à attacher les jarretelles en haut des cuissardes.

« Dis donc, ça n’a pas l’air de t’exciter outre mesure ! » s’étonne la jeune blonde en jetant un coup d’œil sur les organes génitaux de son amant.

Le quinquagénaire fait la moue.

« J’ai cinquante ans, ma beauté ! La virilité, ça ne démarre plus au quart de tour à mon âge ! Mais, je te fais confiance… tu sauras remonter la mécanique, non ?

— Sûrement ! » roucoule-t-elle avant de sauter au pied du lit pour mieux ajuster ses seins sur les balconnets contraignants. La pointe des tétons durcit vite et un frisson lui coule jusqu’au nombril.

Nerveux, Ryma Plasak se touche le pénis et essaie d’animer une érection. Ses doigts massent la chair molle sans succès. Il se gratte les testicules et serre les dents. Il y a dix ans, rien qu’à voir une fille accoutrée de la sorte, il en frémissait d’avance et son phallus se tendait automatiquement sous une sangle abdominale un peu moins bourrelée que celle-ci !

« La cagoule ? » demande la blonde en jouant avec le dernier effet de cette tenue en cuir.

Plasak fait la moue.

« Si tu veux, mais ça tient chaud !

— C’est justement ce qu’il faut… que j’aie chaud ! Plus je serai brûlante et plus tu en profiteras, mon lapin ! » miaule-t-elle en coiffant la cagoule aussitôt serrée sur la nuque. Le cuir est caressant. Elle arrange la coiffe pour passer son nez par le trou prévu à cet effet. La bouche est un peu à l’étroit dans la fente de la cagoule, mais elle pourra tout de même embrasser Plasak ou lui pratiquer une fellation.

Un instant, les amants restent à se regarder sans rien dire. Un frisson émeut la jeune blonde alors que tout se passe uniquement dans la tête de Ryma Plasak que son pénis ne tourmente pas encore.
Puis, Zoé grimpe sur le lit, debout. Elle s’avance jusqu’à pouvoir proposer son bas-ventre à l’amant turc qui lui renifle le pubis.

« Lèche-moi ! » grogne-t-elle, autoritaire.

Le gros Turc obéit. Avec les autres filles, il faut toujours tout leur apprendre. Zoé Dubort comprend par instinct. Une instinctive ! Une sexuelle ! Une vraie femme qui aime son corps et tous les plaisirs qu’il peut lui apporter.

Mauvaise, la grande blonde plaque ses mains sur le crâne chauve de son amant et elle l’oblige à fourrer le nez dans sa toison abondante. Les mèches sont encore mouillées et gluantes de l’amour qu’ils ont fait ensemble, tout à l’heure.

Plasak frissonne. Il colle sa bouche au sexe de la jeune femme et se met à la lécher comme un petit chien gourmand. La pointe de sa langue s’enfile facilement entre les replis du vagin encore chaud. Le goût de cette chair féminine a quelque chose d’aphrodisiaque. Une onde brûlante secoue le bonhomme et réveille sa virilité.

« Allez ! » râle la blonde.

Le Turc la suçote plus goulûment. Il attrape les grandes lèvres vaginales dans sa bouche et mordille la chair moelleuse, jusqu’à faire couiner la jolie femme. Puis, il plonge sa langue râpeuse dans la déchirure féminine et lape bruyamment. La sève coule aussitôt.

« Ah, c’est mieux ! » se réjouit Zoé en se tortillant contre son amant. Elle lui caresse le crâne tout en frottant son bas-ventre contre le museau à la barbe dure.

Au bas du ventre, l’érection se précise et Plasak sent bientôt une énergie nouvelle le rajeunir. Tout en poursuivant ses succions perverses entre le haut des cuisses de sa partenaire excitée, il se touche les organes génitaux. C’est tout juste s’il n’en mord pas le sexe de la blonde. Entre ses doigts gras du plaisir de la jeune femme, son phallus s’érige par saccades, jusqu’à dessiner un membre puissant, court, mais épais. Le gland fait un chapeau de champignon particulièrement gonflé. Le méat urinaire est sensible.

Bientôt, Zoé jouit. Elle roucoule et s’agite sur le lit, les jambes bien écartées pour que la bouche de son amant puisse travailler convenablement entre ses chairs. Mais, alors que l’orgasme monte en elle, elle se détache brusquement et tombe à genoux sur la couche, les jambes de part et d’autre des cuisses de son Turc.

« Tu bandes ! » fait-elle sans vulgarité.

Plasak fait oui de la tête. Sa bouche a le goût du sexe de la blonde, mais il la plaque tout de même contre les lèvres pulpeuses de sa maîtresse, fourrant aussitôt sa langue entre ses belles dents blanches.

Zoé jubile de plus en plus. Elle empoigne le membre de son amant et le guide en elle, s’empalant littéralement sur la virilité pleine. Puis, elle s’active, chevauchant comme une amazone folle.

« Tu es diablement excitante ! » complimente Ryma Plasak en tripotant les fesses de la jeune femme. Un doigt s’aventure entre les hémisphères soyeux jusqu’à taquiner l’anneau ridé du rectum.

Sous le cuir de sa tenue de dominatrice, la blonde transpire. Une fièvre monte en elle. Déclenchant une curieuse frénésie qu’elle libère totalement. Soudain, elle cavale sur son amant. En fermant les yeux, elle oublie qu’il est chauve, pas grand, gras et âgé de cinquante ans. Elle voit des rayons de soleil, beaux comme des lingots d’or, lui caresser le corps sur une plage de sable fin, au bord d’un océan bleu. Aucun beau mâle ne lui fait l’amour ! Elle se satisfait toute seule, à cheval sur un matelas pneumatique se balançant sur les vagues.

Plasak couine. Sa virilité devient douloureuse. Un muscle phallique bien nerveux ! L’impression de puissance. Il en sue à grosses gouttes. Violent, il enfile son doigt fouineur dans l’anus de sa maîtresse et la tourmente brutalement, jusqu’à la faire jouir. Alors, ses chairs vaginales se referment mieux sur son pénis turgescent et déclenchent son éjaculation. Il hurle, se couchant en arrière après avoir envoyé valser les coussins lui servant de dossier.

Sur son ventre, la blonde cavale encore, fredonnant la chanson de son orgasme, éclatant de rire, pleurant de plaisir. Puis, elle se fige, la verge encore plantée en elle, le corps en sueur.

« C’est bon ! » dit-elle en s’allongeant sur le mâle essoufflé. Puis, elle l’embrasse. Entre ses cuisses, la verge se ramollit. Un frisson la parcourt. Elle aurait bien fait l’amour une autre fois.

Bientôt, Ryma Plasak la repousse.

« Tu sais où se trouve cette tenue, maintenant ! » dit-il, d’un air de lui conseiller de la revêtir de temps en temps, pour lui en faire la surprise.

Zoé ricane. Allongée sur le lit, les jambes ouvertes, elle savoure un restant de volupté qui coule dans le creux de ses reins. Une main coincée au bas de son ventre, elle se touche le sexe, jusqu’à s’exciter toute seule. Mais, cette fois, elle ne crie même pas alors qu’une vague brûlante la bouleverse. Elle serre les dents.

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Retrouvez la suite de cette aventure dans « Le Châtiment oriental » !