Retrouvez l’intégralité de cette histoire de sexe et de 69 dans Le chantage raconté par Sarah Adams

Avec tendresse, je défais les boutons de sa chemise après avoir fait glisser son veston. Mes doigts ne se précipitent jamais. L’attente est magique, le désir augmente, l’ivresse domine.

George Galow se retient. Il voudrait me prendre dans ses bras, me dévêtir également, caresser mon buste comme je caresse sa poitrine velue, faire naître en moi des sensations aussi séduisantes que celles qui se propagent en lui, doucement, sous le contact précis de mes doigts.

Derrière moi, une immense glace reflète le moindre de mes gestes, l’ondulation sucrée de ma croupe, le mouvement langoureux de mon corps. L’éclairage de la pièce rend ma robe transparente. Je suis presque nue dessous. Les formes de ma féminité sont ainsi mises en valeur et rendues plus mystérieuses, plus alléchantes.

— Non, simplement grisé. »

La coupe n’est pas vidée. Il me la tend pour que j’ingurgite le fond du verre. Je rajoute du Champagne et j’avale le merveilleux breuvage d’un seul trait.

Mes doigts s’aventurent sous la ceinture du pantalon et vont déclencher des pulsions secrètes qui ne demandaient qu’à s’exprimer. La virilité de mon partenaire s’accroît doucement. À son âge, certain, mais guère trop avancé, l’érection vient progressivement à mesure que les caresses se compliquent, se précisent.

Il veut défaire ma robe.

Je m’agenouille et rampe devant lui

Je le repousse immédiatement. Mon sourire disparaît. Je me fais distante, froide, méchante. Avec d’autres partenaires, j’aurais giflé. George Galow n’accepterait pas cette offense et le jeu en serait complètement faussé. Avec lui, il me faut précipiter un peu les choses et je défais immédiatement la braguette de son pantalon pour retirer ce symbole de supériorité masculine. Rapidement, je défais tous les autres remparts à sa pudeur et, lorsqu’il est enfin nu, George Galow est déjà un peu vaincu.   Je me recule d’un pas pour que ma nudité lui apparaisse davantage sous la transparence de mon vêtement, pour que son désir s’améliore. Puis, je m’agenouille et rampe presque vers lui, appuyant une joue contre son ventre, tout près de sa virilité. Un silence érotique nous enrobe. Ma bouche se pose à peine au-dessus de son pénis et je laisse couler un peu de salive parmi les boucles argentées. Mes lèvres commencent alors un ballet pervers le long de la hampe animée par un frétillement constant, gonflée par un désir de plus en plus fort, réchauffée par mes soins. Jamais je n’effleure l’extrémité de la verge, trop sensible. Mes mains s’accrochent aux cuisses, tout près des fesses, et je hasarde parfois une caresse sur le périnée, entre les testicules et l’anus. Je joue encore un peu à l’exciter jusqu’à sentir qu’il ne résistera plus très longtemps. Alors, je l’abandonne pour m’approcher de la table ronde. Je retire le seau à Champagne et la coupe vide pour les poser par terre. Puis, sans cesser d’observer la virilité de mon partenaire, je m’assois sur le bois poli, lustré, froid. George fait un pas en avant et s’arrête. Lentement, je relève ma robe tout en faisant basculer mon corps jusqu’à m’allonger sur le meuble. Mes cuisses sont serrées. Je ne porte pas de culotte. Les élastiques de mon porte-jarretelles dessinent d’étranges veines sur ma peau blanche, de part et d’autre du coussinet pubien. George frémit. Patiemment, j’ouvre mes jambes, sans hâte. La peau un peu plus obscure de mon sexe apparaît. Je sens les replis de mon intimité se séparer légèrement. Le jeu m’excite également et une humidité agréable se manifeste au plus profond de ma vulve, rendant brillantes les lèvres encore soudées de ma féminité. George n’a jamais dû désirer une femme autant que cela. Sa puissance masculine oscille au bas de son abdomen et s’il ne se rue pas sur moi, c’est qu’il espère encore davantage d’érotisme. Je le comble.

Tout en continuant à ouvrir mes jambes, je les soulève et les replie pour poser mes pieds sur le bord de la table et offrir en spectacle mon vagin encore mystérieux. « Viens. » Il s’approche, croyant que je vais le laisser me prendre tout de suite. Mes mains rampent doucement jusqu’à mon pubis et s’insinuent entre mes cuisses pour ouvrir davantage mes trésors féminins. Les lèvres qui se posent sur mon corps me font toujours frémir, la chaleur des muqueuses me procure des sensations que je ne peux guère refouler. Le baiser s’attarde au bas de mon ventre, produisant un effet que je n’attendais pas. Je voulais jouer encore avec le feu, mais les flammes me brûlent trop. George doit bien le sentir. Il se redresse enfin, pose ses mains sur mes hanches et me pénètre violemment, profondément, m’ôtant un hurlement de plaisir que je n’avais pas programmé. J’ai beau tenter de rester maîtresse de mes réactions, je n’y parviens pas et, durant tout le coït, je suis à nouveau une femme amoureuse avec ses faiblesses. La Reine de la perversion est bien loin. George Galow n’est plus mon client, mais mon amant, un merveilleux amant qui me possède complètement, fabuleusement. Tout mon corps se convulse, des sensations naissant un peu partout à la fois, comme autant de fournaises qui se rejoignent pour créer une tourmente extraordinaire, une explosion volcanique. Je me débats, je gesticule, je pleure de plaisir, je m’agrippe à la table comme pour ne pas glisser trop vite vers le gouffre de la jouissance. George est le plus fort et m’y entraine immédiatement. Il enfonce ses doigts dans mes hanches, agitant son ventre entre mes cuisses pour précipiter le plaisir qu’il veut prendre également. Je l’ai trop excité. Son ivresse est devenue une folie. Sa violence m’effraie et me comble à la fois. Je crie chaque fois que le gland heurte le fond de ma vulve, je gémis dès que la hampe ressort de mon fourreau sensibilisé, caressant la boule surchauffée de mon clitoris.  Il sort soudain de moi et s’étale sur la couche. De mon corps, je fais un pont au-dessus du sien. Puis, je m’écrase doucement contre son buste pour que mes seins frôlent son épiderme encore légèrement humide. La pointe de mes tétons se durcit. La caresse devient subtile. Je promène ma poitrine près de son cou pour décrire d’étranges messages autour de ses épaules. Je l’oblige à embrasser la pastille du sein gauche.

 

 Je rabaisse ma croupe pour l’obliger à un 69

Il mordille ma chair sensible. Capricieuse, je me soustrais à cette succion trop excitante. Je veux rester maîtresse, cette fois-ci. Ma poitrine glisse doucement jusqu’au nombril, puis s’attarde plus bas dans les poils du pubis. J’approche mes genoux de son visage, mon visage des siens. Doucement, je passe une jambe par-dessus son corps pour offrir mon sexe à sa bouche trop passive. Mes lèvres se referment aussitôt autour de son gland. George souffle involontairement dans les boucles de mon pubis, se contentant d’observer les formes divines de ma sexualité. Lentement, je rabaisse ma croupe pour obliger mon amant à renifler l’odeur de ma chair, pour le contraindre à embrasser mon sexe et à lui prodiguer ses soins. Ma langue pivote lentement autour du pénis qui s’enfle, frémit, oscille. Tout mon corps s’anime en un va-et-vient longitudinal. Je m’applique à accroître le volume du pénis que je suce et mordille, que j’embrasse et tête, que je caresse du bout des lèvres et use de l’extrémité de la langue. Mes lèvres s’aventurent jusqu’aux testicules dont la peau se contracte. La pointe de ma langue dévie vers l’épiderme trop sensible entre l’orifice anal et le scrotum. Puis, je reviens manœuvrer le phallus que je presse davantage entre ma langue et mon palais, faisant couler ma salive jusqu’aux glandes génitales. Parfois, une pulsion plus violente contraint George à cesser le ballet de sa langue dans mon sexe. Je sais alors qu’une pression plus délicate de ma langue sur son gland suffirait à déclencher l’orgasme. Je ralentis ma frénésie pour prolonger le jeu. Bientôt, je ne peux plus retarder l’expression de sa jouissance. Un dernier coup de langue, une dernière succion, la pression trop forte du palais sur son gland : l’onctueuse giclée de sperme jaillit dans ma bouche. Je le satisfais sans penser à mon propre plaisir. Mais, n’est-ce pas déjà le plaisir que d’offrir la jouissance ? Il voudrait dévorer mon sexe à présent, comme pour me remercier de l’avoir à nouveau fait jouir. Je le laisse renifler entre mes cuisses, lécher mon intimité, essayer d’animer d’autres exploits en moi. Sa virilité ne décroît pas. Je m’attache à prolonger l’érection, à la renouveler. Puis, lorsque je suis enfin certaine que son désir ne disparaîtra pas, je fais glisser ma croupe sur lui jusqu’à emprisonner le phallus turgescent dans ma vulve.

Dans ce 69 torride, George ne voit que ma croupe. Ses mains grimpent rapidement sur mes flancs pour attraper les seins, les pétrir, les écraser. Je l’oblige à garder les jambes légèrement repliées pour pouvoir m’accrocher à ses mollets. Puis, je bouge sur lui, je danse, je saute presque. Le pénis déclenche un appétit sordide en moi, une formidable envie de jouir. J’accélère le rut, anime mon bassin différemment, par saccades. Les mains viriles quittent mes seins pour rattraper mes reins et ralentir ma frénésie. Je refuse d’être guidée. Je me fais plus amazone, plus dominatrice. Une folie sexuelle me commande, un besoin impérieux de déclencher l’orgasme : le sien et le mien. Je cavale sur lui comme une damnée. Le frottement du pénis dans mon vagin devient presque insupportable. Je crie. Je me démène. Mes chairs se contractent. Mon clitoris éclate. Le sang afflue partout dans mon corps comme s’il allait gicler de toutes parts. Puis, je ne sais plus. George jouit sans éjaculer.

Cette fois, c’est mon sexe qui suinte, saigne une matière incolore qui souille le bas-ventre de mon amant. Un mouvement secret se poursuit dans le fond de mes entrailles, une animation délicieuse qui se prolonge encore et encore, jusqu’à m’épuiser. Alors, je me laisse tomber sur le côté, libérant l’amant et moi-même. Je me recroqueville. Je ferme les yeux. Je suis bien.


Chers amis lecteurs,

Voici un extrait d’une fête très particulière à laquelle Louise, l’auteur des Madones de Venise a participé quand elle était en Italie. Elle a un peu romancé, mais l’orgie a bien eu lieu.

J’espère que cette histoire vous excitera…

Baci,

Léa

Orgie vénitienne

Nous ne sommes pas pressées de descendre. Nous entendons déjà de notre chambre le brouhaha des voix des invités qui viennent d’arriver.
Nous avons pris, Max et moi, notre bain ensemble. J’avais besoin, après cette folle jouissance vécue avec Flora de recouvrer une certaine quiétude de mon corps. La vapeur du bain, les doux massages de Maxence me l’ont fait retrouver.
En sortant de la salle de bains, Maxence m’a allongée sur le lit. Il s’est couché sur moi, et nous avons fait l’amour ensemble, comme des milliers de gens sur la terre. Et c’était bon.
Il a labouré mon ventre un long moment. Doucement. Il n’y a eu aucun affolement dans nos deux corps. La quiétude et le bonheur de sentir simplement nos deux sexes insérés l’un dans l’autre, se quitter pour se retrouver ensuite. Délicieusement bon de rythmer les battements du cœur au martèlement du sexe viril, de ne plus penser qu’à lui. De se laisser flotter. Délicieusement bon de jouir en silence, dans l’apaisement des sens qui, d’ordinaire, fusent de tous côtés.
J’ai voulu garder le sperme en moi, afin de conserver et de prolonger encore le goût de l’amour. Présence discrète au sein de mon ventre, simplement connue de moi, insoupçonnable, même au milieu d’une foule dense.



Maxence s’est finalement trouvé un costume qui lui va bien. Une redingote bordeaux sur laquelle sont cousus des gros boutons dorés. Un galon de tissu précieux, jaune, bordé d’un liseret jaune et rouge sur lequel se dessinent des écussons symbolisant on ne sait quelle noblesse, suit le revers visible de la veste et se poursuit dans le cou. Il porte dessous, un jabot blanc en dentelles.
Il s’est coiffé d’une tricorne noir, a relevé le col de sa redingote et s’est caché le visage sous un masque couleur terre cuite qui épouse son nez, recouvre sa bouche.. Seuls ses yeux bleu cristal, qui regardent au travers des petits trous prévus pour voir sans être vu, permettent de l’identifier.
« Tu as l’air d’un mystérieux aventurier, ou d’un capitaine au long cours, tout aussi mystérieux.
— Non. Je suis un abominable malandrin ! dit-il en grondant pour me faire peur. Je suis un voleur de Pierrot, poursuivit-il en m’entourant de ses bras.
— Tant que tu ne te sens pas l’âme d’un violeur de Pierrot ! » dis-je en riant et en me dégageant.

Je jette un dernier coup d’œil dans le miroir avant de descendre.
« Inutile, tu es délicieusement belle ! » dit Max admiratif.
J’ai remonté mes cheveux sur la tête afin qu’aucun ne dépasse de la calotte noire sur laquelle ont été cousues d’innombrables paillettes argentées. À la manière des Pierrots, j’ai enfilé une large chasuble noire, sur un pantalon en soie noire également. J’ai posé en guise de col, tout autour de mon cou, une collerette de tulle blanc.
J’ai fardé mes paupières de paillettes argentées et je n’ai pas voulu faire couler sur mes joues, la larme du Pierrot. Je l’ai transformée en étoiles scintillantes que j’ai parsemées ça et là sur mon visage. Maquillage sans doute inutile puisque la tradition du Carnaval exige que chacun porte un masque. Le mien est blanc. Il est plus petit que celui de Maxence, il s’arrête juste au-dessous du nez et laisse ma bouche découverte.

Contrairement au rez-de-chaussée, baigné dans la lumière des lustres de cristal et des chandeliers, les étages et l’escalier sont plongés dans la pénombre.
Tout au long de la rampe qui longe le premier étage, luisent doucement dans le clair-obscur sur les meubles de bois bien cirés, des objets lourds en argent massif. Les étoffes et les tentures qui sont accrochées aux murs de pierre sont également lourdes, et malgré leur âge et leur usure, mettent encore en relief les scènes de chasse qui s’y déroulent.
Au fur et à mesure que nous descendons l’escalier, nous découvrons des toiles splendides, encadrées dans de larges cadres sculptés en bois peint couleur or, dignes de figurer dans les plus beaux musées du monde. Je crois reconnaître ici La tentation de saint Antoine signée Tintoret, là, Le sacrifice d’Abraham, probablement exécuté par l’École du Titien. Autant de toiles que nous avons vues en projection à l’École du Louvre.
Il est difficile d’imaginer, à moins de le voir réellement, comment il est possible de contempler tant de trésors réunis, dans ce lieu, qui n’a pourtant rien de sacré. Je repense aux soupçons de Flora sur son mari et sa passion insatiable des objets d’art. Je me dis qu’il n’y a pas de lieu pour loger une folie : maison, musée, cellule, théâtre…

Nous pénétrons dans l’immense salon de réception. Une vingtaine de personnages illustrent une commedia dell’arte vivante.
Deux Casanova masqués : l’un se contente d’un masque noir et d’un grand chapeau noir, l’autre, poudré à frimas et coiffé d’une perruque bouclée, blond décoloré, est ambigu à souhait avec sa mouche au coin des lèvres.
Ici, une fée enrobée de tulle rose, là, un Arlequin à l’habit rapiécé multicolore.
Certains se sont grimés d’or et coiffés de plumes, d’autres se sont contentés de porter des masques classiques et se sont vêtus d’habits du soir.
À voir leur prestance et leur maintien, il est visible que nous côtoyons là, la jet-society. La qualité des vêtements n’est pas là pour démentir cette impression. Malgré les masques qui les cachent, la voix forte et assurée de l’homme qui parle dénote l’avocat, la carrure de son voisin, l’ambassadeur.
Je constate avec bonheur qu’il n’y a aucun Pierrot dans l’assemblée.



Une femme vêtue d’une robe d’or s’approche de moi. Une cape, comme un éventail de soie lui recouvre le dos. Elle a fait glisser le long de ses cheveux, des rubans tissés d’or. Un masque étincelant comme le restant de sa parure lui recouvre le visage. À sa manière de me prendre la main pour m’amener au centre de la pièce, je reconnais Flora.
De manière tout à fait inappropiée pour l’endroit, elle remonte sensuellement sa main qui se resserre bientôt sur mon sein, ses doigts s’impriment dans la chair. Elle se rapproche, se colle derrière moi, plaque son ventre sur mon dos, et, oubliant tout à fait l’assemblée, me prend l’autre sein avec son autre main. Sa bouche se pose sur mon cou, remonte pour mordiller l’oreille.
Elle me dit en tremblant.
« Louise ! Le seul contact de ma main sur tes seins, même au travers de l’étoffe, vient de me faire jouir. — Je te veux ! Oh, je te veux ! dit-elle fébrilement en se serrant plus fort contre moi.
— Eh bien ! Si je m’attendais à cela ! lance Maxence non pas tant choqué qu’extrêmement surpris. Je ne me suis douté de rien !
— De la part des femmes, mon cher Maxence, il faut s’attendre à tout ! s’exclame Aldo en s’éloignant.
Flora ne daigne pas l’entendre. Elle ne daigne pas non plus porter attention à l’assemblée qui nous entoure. Son envie de moi est trop forte, elle vient de franchir le mur de la raison. De toute manière, ils sont tous venus pour cela. Ils ne vont pas être déçus.

Sa langue entre dans le conduit de mon oreille. La brûlure humide qu’elle crée en moi, me prend un soupir voluptueux. Je renverse un peu plus la tête sur son épaule et la tourne davantage afin de permettre à sa langue d’en parcourir mieux le relief. La langue entre et sort de mon oreille, simulant presque un pénis entrant et sortant dans le fourreau féminin. Je me tords doucement de plaisir. Je ne remarque pas qu’à chaque coup de langue, s’installe le silence. Les mains de Flora m’enserrent toujours les seins, et toujours serrée contre elle, je jouis en silence alors que rien ni personne n’a encore touché ou même frôlé mon sexe.
Le silence s’est définitivement installé. Tous les regards convergent vers nous. Ma chasuble de Pierrot est large. Mes cheveux sont toujours emprisonnés sous la calotte brillante. Ils doivent se demander qui se cache sous l’habit. Cette femme vêtue d’or entreprend-elle un jeune garçon ou bien une femme ?
Le mystère crée le silence, à moins que ce ne soit l’inverse.
Une voix sortant d’une bouche sans visage se fait entendre.
« Il serait peut-être mieux nu. Qu’en pensez-vous ? »

Le « il » visiblement me désigne. Flora a compris et entendu la question. Elle sent par intuition l’énigme que se posent les convives sur le sexe du Pierrot. Elle est décidée à les faire languir, je suis complice.
Elle me pousse au centre de la pièce, ils font cercle autour de nous.
Son ventre est toujours collé à mon dos. Ses mains descendent sur mes hanches pour remonter sous la chasuble. Cachées par la soie noire, elles pétrissent mes seins, les emprisonnent.
« Pourquoi ta peau est-elle si douce, Louise ? Je t’aime. »
Je ne réponds pas et me laisse sculpter.
Les mains apparaissent enfin visibles et caressant, pour les spectateurs, la soie noire. Tous dardent leurs yeux pour tenter de voir si le tissu suit le modelé de seins féminins ou non.

Un à un, elle déboutonne les énormes boutons de la veste de Pierrot, qui font une large raie blanche au milieu de mon corps.
Délibérément, elle prend bien garde de ne pas dénuder les parties qui donneraient trop vite la réponse que tous se posent.
Le fait d’être regardées par tant d’yeux sans visages nous plaît. Nous en profitons et nous voulons qu’ils en profitent également. Nous tentons cependant de freiner la surexcitation de nos sens.
Flora se plante devant moi. Elle n’a pas encore écarté les pans de la chemise. Nous sommes de la même taille. Nos bouches s’effleurent, nos langues en sortent et se combattent en dehors de nos lèvres. Les spectateurs assistent à ce duel. Tandis que nos langues se caressent, Flora fait glisser sa main sous l’élastique du pantalon noir. Elle descend vers la toison velue. Nos sens s’affolent lorsqu’un doigt force mon intimité. Je cherche à embrasser plus fort, à goûter le palais, mais nous sommes gênées par nos deux masques qui s’affrontent. À la fois, protégées et emprisonnées. Je voudrais, d’un mouvement impétueux, les enlever. Mais la règle du jeu nous l’interdit. Nous avons le droit de nous dénuder, de tout révéler de notre corps, excepté notre visage.
À la manière d’un serpent, le doigt poursuit son cheminement au milieu de la voie tracée naturellement par le corps. Il ignore le clitoris pour aller se nicher au plus profond de la vulve. La jouissance est forte. L’un des spectateurs de la salle ne tait pas la jouissance que nous venons de provoquer en même temps en lui. Ému, un autre hurle presque.

« Déshabillez-le ! »

Sentant l’excitation atteindre le paroxysme, Flora délaisse à regret la vulve et s’écarte légèrement de moi pour pouvoir enlever, à la manière des personnages officiels qui soulève l’étoffe de la statue qu’ils inaugurent, le voile qui plane sur la nature de mon sexe.
Elle écarte lentement les pans de ma chasuble de Pierrot qui s’ouvrent pour découvrir mes seins.
Un murmure dans l’assemblée.
« Une femme ! Pierrot est une femme ! »
Le saisissement des spectateurs est tel qu’il transmet presque à Flora, la surprise, malgré les attouchements que nous venons de faire, de se trouver en présence d’une femme. Elle se voit tout à coup, femme aimant une autre femme. Le spectacle d’elle qu’elle est de train d’offrir en même temps que de se donner à elle-même, la fait frissonner. Sa passion pour moi et pour mon corps est telle, à présent, qu’elle est prête à tout renier de sa vie de femme consacrée exclusivement aux hommes. Elle éprouve même un certain plaisir à ce que, désormais, cela se sache. Me découvrir en se découvrant publiquement est un aveu qui lui procure un bonheur sans égal.
Sa fièvre envers moi ne fait qu’augmenter. Elle fait glisser le long de mon corps, la chasuble noire devenue inutile. Je ne fais rien pour la retenir, je me laisse dénuder, je laisse ses mains puis sa bouche me parcourir.
Je me tiens toujours debout, les jambes légèrement écartées, afin de donner plus d’assises aux jouissances que je m’apprête à recevoir.
Sa bouche embrasse chaque grain de ma peau, s’attarde sur les seins, les délaisse, revient pour les mordiller, les exciter de la pointe de la langue.
Elle arrive à la hauteur du nombril sous lequel se tient l’élastique qui retient le pantalon.
Au fur et à mesure qu’elle progresse dans sa découverte. Flora fait rouler sous ses doigts, l’élastique qui descend ainsi progressivement et me dénude peu à peu.



À la manière des vaincus qui se laissent glisser le long du mur de leur prison, Flora, vaincue par son trop grand désir de moi, s’affaisse à mes pieds. Sa bouche est à la hauteur du triangle pubien. Son haleine me brûle, mon souffle déchaîne en moi une tempête. Je sens sur mes cuisses ses tempes brûlantes.
Fais pénétrer ta langue, Flora. J’ai besoin d’elle.
Je ferme les yeux, l’hésitation de la bouche de Flora à la porte de mon corps, m’entraîne aux écluses d’une folie qui ne demande qu’à s’exprimer.
Flora ne m’écoute pas, de même que je n’écoute pas ma folie. Son rôle est de me déflorer, le mien est de me laisser faire, debout, avec la seule permission d’émettre mes jouissances lorsqu’elles se font trop denses.
Le pantalon est à mes pieds. Flora se relève et me prend par la main pour m’entrainer vers le divan qui est au milieu de la pièce. Je lève légèrement les pieds pour me dégager de la seule propriété qui me restait, mon pantalon. Car désormais, à partir de maintenant, je ne m’appartiendrai même plus. Je serai possédée par tous ces gens aux masques sans expression qui n’ont pas encore fait un geste, attendant que Flora ait terminé la présentation. Bientôt je ne serai plus maître de mon corps. Je ne vivrai plus que par le corps et le désir des autres. Cet abandon me comble. Je ne serai plus qu’un ventre fait pour l’amour.
Les yeux remplis de fièvre, Flora me demande de m’allonger sur le dos. D’une caresse douloureusement sensuelle tant le désir est grand, elle me dit.
« Je vais t’offrir à mes amis. »

Je ne réponds rien. Je la laisse maîtriser mon corps, le modeler dans la position qu’elle lui demande d’adopter.
Flora pose un coussin derrière ma tête et fermement, elle me prend les cuisses dans ses mains afin que je les repose pliées sur le rebord du divan. Elle m’écarte ensuite les genoux afin que tout le bas de mon ventre soit à découvert.
Avant de m’offrir à ses invités, Flora, prise d’une fièvre qui soudain la dépasse, brise les règles du jeu en enlevant son masque.
« Louise, mon désir de toi est trop grand pour que je puisse te prendre. Je veux être tous ces gens à la fois. Leurs mains posées sur toi seront les miennes. Les langues qui desserreront tes lèvres seront la mienne. Les pénis qui s’enfonceront dans ta bouche à te faire suffoquer seront le mien. Je te jouirai dans la bouche et tu me boiras. Je ne viendrai pas à ton secours, car je serai trop occupée à tenir ton corps entre mes genoux pour guider tes reins, à t’offrir à celui qui te transpercera et qui sera toujours moi.
Louise, ils te tâteront, t’enfonceront, te pétriront, t’inonderont, te submergeront, te feront verser des larmes, te combleront, et tout ceci sera mon œuvre…
Louise, tu te laisseras faire, n’est-ce pas ? » termine Flora en me mordillant fiévreusement l’oreille.
« Je veux jouir, lui dis-je au supplice. Fais-moi jouir. Demande-leur. »



Flora s’écarte de moi et remet son masque. Elle se place à mon côté, tout contre moi. Ses mains saisissent les lèvres de mon sexe pour les écarter au maximum. Le clitoris se dresse bien droit au-dessus de l’entrée de mon corps. Ce geste est le dernier qui me découvre et me dénude entièrement. Plus aucune partie de mon corps n’est cachée désormais. Il ne reste plus que les parités intérieures de moi que l’œil à lui seul n’est plus capable de découvrir. Seuls, un index, une langue, un pénis sont en mesure de les connaître.
Mes lèvres, distendues par les doigts de Flora me font souffrir. Elle me demande en plus de tourner un peu sur moi-même pour que chaque personne de l’assemblée puisse juger de la beauté de mon sexe. Ce geste est une invitation à me prendre.
Le cercle s’est restreint autour de moi. Je n’ai pas compté les hommes, mais il doit y en avoir une bonne quinzaine. Un peu moins de femmes, je crois.
Des mains commencent à se poser sur moi, et entreprennent la découverte de mon corps. Des mains qui se posent sur mes seins, qui caressent mon ventre, palpent les cuisses, les entrouvrent, les referment, des mains qui entrent dans la bouche, certaines me demandant d’enrouler ma langue autour des doigts, d’autres lui demandant de s’effacer pour reconnaître la profondeur du palais, la largeur des mâchoires. On me soulève, on me déplace, on m’identifie. On me saisit les hanches pour tester la souplesse de mes reins.

Au lieu de me donner la jouissance que j’attendais, toutes ces mains me glacent. Je suis secouée de violents frissons. Une panique m’étrangle. Ces mains, régies par des visages masqués m’apparaissent à présent comme des pantomimes de théâtre poudrés, qui me volent mon corps. J’ai peur. J’ai envie de fuir. Personne ne m’a encore prise, il n’est pas trop tard. Mais je suis glacée et mes membres ne réagissent pas à l’ordre de fuite que je leur donne.
J’essaie, lorsque les mains qui me prennent me le permettent, de me blottir contre le corps de Flora pour y retrouver la chaleur et l’humanité qui me manquent et que je réclame. Mais, imperturbable, elle se fait le chef d’orchestre de cette mascarade de personnages, survivants du Moyen-Age, de cette horde de valets, qui font l’assaut de mon corps.
J’ai tant voulu leur échapper, et j’ai tant recherché Flora, que je me retrouve à mon insu, assise sur ses genoux. Mais au lieu de m’apporter le réconfort que je lui demande, elle prend mes cuisses dans ses bras et m’écarte. Devinant ses intentions, je tente de résister, car je crois ne pas pouvoir supporter l’entrée d’un sexe dans mon ventre. Mais la position est bonne pour Flora qui peut me coincer contre sa poitrine et tirer mes cuisses vers elle avec plus de force.
« Ouvre-toi ! me dit-elle en me combattant. Si tu n’es pas consentante, ce sera un viol. Il est trop tard pour reculer. Tu ne peux plus revenir en arrière. »

Ses coudes sont sous mes genoux. Ses mains ont pris prise sur les lèvres de mon sexe qu’elle ouvre afin qu’un sexe puisse y pénétrer plus facilement.
J’ai mal. Mal de mes lèvres, mal de mon corps, mal de me donner à tous ces fantômes qui vont tous, les uns après les autres, me posséder.
Un homme s’approche de moi. Il extirpe de son pantalon un sexe énorme, long, massif. Flora le savait-elle ? Est-ce pour cette raison qu’elle l’a choisi pour frayer, pour la première fois ce soir, le passage aux autres sexes qui vont suivre ?
Elle l’attire sur mon corps. Je sens la lourdeur du pénis sur ma vulve trop grande ouverte. Mes chairs sont tellement tendues que ce contact me fait presque souffrir. Il se présente à l’entrée du vagin, mais Flora dévie sa course. Elle prend le sexe dans l’une de ses mains et le positionne à l’entrée de l’anus. L’homme hésite. Visiblement il n’était pas dans son idée de me prendre par cette voie-là. Je le supplie des yeux pour qu’il refuse, mais je le vois aussitôt accepter la proposition.
Je tourne la tête et je me débats.
« Non, pas ça ! Je vous en supplie. Non, je ne veux pas. Je ferai tout ce que vous voudrez, mais pas cela. Non, je ne veux pas ! »
Personne ne m’écoute, comme si j’étais un détail sans importance. Flora me dresse et me pousse vers le pieu de chair. D’un coup de rein, elle m’empale sur l’homme qui vient de donner le même coup de reins en sens inverse.
Le phallus sec et brutal me transperce. Je pousse un cri. La douleur me coupe le souffle, je n’ai plus la force de me débattre.
Comme s’ils faisaient l’amour ensemble, sans se soucier de moi qui suis au milieu d’eux, Flora et l’homme donnent des coups de reins pour faire aller et venir le pénis, l’homme pour se procurer du plaisir dans ce canal qui l’enserre étroitement, Flora, pour étirer et assouplir les fibres intérieures, afin qu’elles puissent sans doute, accueillir d’autres hommes.
L’homme soudain se déchaîne. Il ne se contient plus pour pousser des cris. Le pieu entre de plus en plus rapidement et de plus en plus profondément. Alors qu’il se trouve tout au bout, il se cambre et déverse son sperme. Les parois de mon anus s’humidifient, ce qui me plonge dans un soulagement délicieux, un bien-être même, après cette brutale intrusion dans mon corps non préparé.



Une fois son plaisir terminé, l’homme, toujours sans se soucier de moi, se retire. Flora me maintient toujours contre elle, mais la pression qu’elle exerce sur moi est moins forte. Elle me sent un peu vaincue par ce qui vient de se passer, ce qui lui permet de desserrer son étreinte.
En parlant toujours par geste, elle m’écarte d’une manière imperceptible les cuisses, invitant ainsi un autre homme.
De la même façon, le nouveau venu se plante devant moi avant d’extirper son sexe de son pantalon. Le membre est moins long, mais tout aussi épais et trapu. Flora entrouvre ma fente afin de lui faire comprendre que cette fois-ci, elle entend que la pénétration se passe dans le vagin.
L’homme se penche vers moi et me saisit par les hanches pour avoir plus d’emprise. La douleur me tient toujours au ventre. Cette deuxième pénétration, faite comme la première, sans ménagement, me fait tressaillir. Mais je mets un point d’honneur à ne pas gémir.
Il me force et se taille un chemin à sa grandeur. Je ne peux empêcher mes larmes de couler.
Le pénis n’a de cesse de s’enfoncer plus profondément. Lorsqu’il est au bout du ventre, il commence à marteler.
Ai-je donc été folle à ce point d’accepter d’être le réceptacle de toutes leurs jouissances ?

L’homme s’agrippe toujours à mes hanches. Ses ongles s’enfoncent dans ma chair et me déchirent. Et tous ces inconnus qui me regardent être prise et qui attendent sagement leur tour !
Le pénis m’écartèle, mon fourreau s’adapte à lui. Mais alors que la douleur n’a pas encore cédé le pas à la jouissance, l’homme pour mieux s’éprouver, se met à se mouvoir de droite à gauche à l’intérieur de mon ventre. Son gland aboutit et se cogne de chaque côté et non au fond.
Ce martèlement régulier explosant sur tout le parcours de mon vagin m’arrache des soupirs. J’ai l’impression d’être transpercée par mille sexes qui ne font aucun cas du canal naturel de mon corps et qui se cognent partout à la fois.
Je renverse ma tête en arrière sur l’épaule de Flora. Je sens sous mon corps vibrer le sien. Elle respire dans mon cou les effluves de mes gémissements.
De la sentir ainsi, jouir de mes propres plaisirs me fait jouir à mon tour. Je me surprends à me tendre pour mieux goûter le martèlement du sexe qui n’en finit pas de me marteler. Chaque coup de boutoir m’arrache une plainte langoureuse. Et je suis heureuse non seulement parce que je jouis. Mais aussi parce que je sais que chaque gémissement que j’émets lui donne la jouissance.
Elle me dit :
« Ouvre ta bouche. Ce monsieur a envie d’elle. Donne-la-lui. »
Elle me fait tourner la tête, et, toujours décideur de mon corps, m’entrouvre les lèvres de ses doigts, m’écarte les dents.
L’homme a le ventre nu. Il a fait glisser son pantalon…

Retrouvez la suite dans  Les madones de Venise !


Chères libertines, chers libertins,
Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et à découvrir mes histoires érotiques. J’en suis comblée, car je n’espérais pas un quart de ce succès.
Je reçois de plus en plus de mails et de courriers pour me faire part de vos histoires… Je dois dire que certains messages m’ont vraiment touchée, d’autres m’ont excitée, mais tous m’ont fait un immense plaisir.
Pour vous remercier de tout ce plaisir que vous me procurez, je vous propose aujourd’hui une histoire qu’il m’est arrivée à New York, où j’étais partie à la recherche d’une amie. J’ai découvert à cette occasion les bas-fonds de Big Apple et le sexe dans toute sa débauche…

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Sur leur matelas aplati, les deux filles écarquillent les yeux. Regards de camées ! Elles paraissent fixer quelque chose dans le vague…

« You fuck me first ! » grogne la féline en se levant de sa couche pour se ruer sur le type qui se débraguette tout seul.

Browning la reçoit bras ouverts.

« Little bitch ! » s’exclame-t-il d’un air vicieux en lui pelotant les fesses qu’elle possède bien rondes et agréablement moelleuses.

La jolie chauve reste assise en tailleur sur son matelas vieilli par trop d’étreintes sauvages ou bestiales.

Le pantalon en accordéon sur les chevilles, le slip baissé à mi-cuisses, Ted Browning se fait traire le pénis par sa partenaire à tête de lionne.

« Hey ! » râle-t-il quand la fille accélère le mouvement de ses doigts le long de son membre turgescent. Son gland est rouge tant elle le sollicite.

Enivrée par une soif lubrique, elle coule contre le sexagénaire et, sans lâcher son phallus, elle colle sa bouche au bout du sexe frémissant. La pointe de sa langue tourbillonne autour du gland. Ses ongles griffent l’épiderme ridé et velu se contractant peu à peu autour des testicules pour ne plus faire qu’une bourse dure.

Browning s’abandonne à la gourmandise de cette jeune femme volontaire et experte. Une fièvre l’envahit qui le rajeunit d’une vingtaine d’années. Tout fourmille en lui et il irait bien jusqu’à l’éjaculation s’il ne se savait pas incapable d’avoir une deuxième érection après une pareille fête érotique.

« Stop that ! » ordonne-t-il en bousculant la fille agenouillée devant lui.

Elle tombe à la renverse, exagérant la chute en levant les jambes en l’air. Ainsi exhibée, elle offre un spectacle indécent. Son bourrelet sexuel fait une bosse fendue et duvetée entre le haut de ses cuisses. C’est un fruit juteux dont le suc perle facilement.

Surexcité, la queue bandante et les bourses pleines, Ted retire son pantalon et son slip. Puis, il se déshabille complètement. Pour trois cents dollars, il peut aussi bien prendre ses aises !

« Come ! » crache-t-il à la fille à crinière de lionne en la péchant par une longue mèche de cheveux qui lui pend sur la nuque.

Jouant soudain les caniches de luxe, la jeune droguée trottine devant lui à quatre pattes. Elle ondule de la croupe de façon exagérée, le haut des cuisses suffisamment ouvert pour exhiber son triangle sexuel qui sculpte deux bourrelets bruns, duvetés sur les bords, juste sous le point ridé de son anus.

« Come now, my man ! » réclame-t-elle en s’immobilisant tout à coup à un mètre devant son partenaire. Baissant la tête et l’appuyant sur ses bras croisés sur le sol de terre battue, elle lève le croupion bien haut pour une provocation obscène.

Quel homme ne céderait pas à pareille invitation ? Ted Browning en tremble de désir. Il tombe à genoux derrière la fille et il lui plaque ses mains sur le fessier qu’il pétrit sans douceur. Un long instant, il observe la découpe obscure de sa fente féminine huilée et frémissante. Puis, ivre et lubrique, il approche son pénis du triangle vaginal, ajuste son gland entre les replis parfaitement lubrifiés et s’enfonce dans le fourreau vaginal d’un seul coup de reins. En hurlant comme une bête !

« Yeah ! » crache la lionne en sentant ce dard épais lui perforer le ventre. En état de manque, une fièvre la tenaille sans cesse au fond des entrailles et elle est plus sensible qu’en temps ordinaire.

Tout en cavalant contre le fessier de sa maîtresse d’une heure, Ted observe l’autre fille qui, d’un geste mécanique, se taquine le bas-ventre. Elle a quelque chose d’étrangement excitant, cette créature au crâne rasé et au pubis épilé. Le sexagénaire en éprouve une sensation mitigée qui lui fait froid dans les reins.

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Retrouvez la suite de cette histoire à trois dans New York Underground  !


Ça y est, c’est l’été, et bientôt le temps des vacances ! Celles que l’on passe sur la plage au clair de lune à moitié dénudé. Celles qui excitent notre sensualités et libèrent nos penchants les plus coquins…
Pour fêter le retour des beaux jours et le soleil qui dore nos courbes jusqu’à la pointe de nos tétons, je vous propose un petit récit australien.
J’espère qu’il vous plaira !
Baisers mouillés !

Léa

Ps : Je retourne me tremper dans l’eau du Pacifique !!

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Sur une plage déserte bordant l’océan Indien, à environ dix kilomètres à l’est d’Espérance, se promenant avec Paul Howard, camarade de classe au Western College of Australia, Léonora Cruiser pense à son frère Albert. Tel qu’elle le connaît, il aura raté son avion à Melbourne.

Respectant la rêverie nocturne de Léonora, Paul ralentit le pas pour mieux admirer le silhouette de sa compagne.

Le long tee-shirt serré à la taille par une fine ceinture en nylon jaune épouse malicieusement les formes de la jeune Australienne et lui fait une robe sexy, d’autant plus qu’elle balance les hanches d’un mouvement suggestif, mais non vulgaire. La sensualité dans la peau ! Sous le coton moulant, un mini-slip de maillot de bain marquait les fesses juste à l’endroit où le jeune homme poserait volontiers les mains.

Pendant plus d’un semestre, Paul a rêvé de cette fille sans jamais oser lui demander de sortir un soir avec elle. Il la croyait inaccessible et se contentait d’en faire le personnage principal de ses fantasmes, n’hésitant pas à songer à elle lorsqu’il était dans les bras d’une autre. Combien de fois lui a-t-il fait l’amour en pensées ? Que n’a-t-il pas inventé pour émouvoir son corps par des caresses audacieuses, perverses même ? Et à présent qu’elle est là, à deux mètres devant lui, fragile parce que romantique, séduisante dans sa presque nudité, désirable, affolante, il se plaît à la contempler et garde les mains dans le fond de ses poches !

Quel crétin ! Si elle a accepté cette balade dans la solitude de cette plage, aussi loin d’Espérance, ce n’est certes pas pour compter les étoiles dans le ciel et écouter la musique mystérieuse des vagues qui viennent mourir sur le sable fin. Qu’attend-il ? Qu’elle lui demande de la raccompagner chez elle ! Et qu’elle raconte demain que Paul Howard, le Don Juan du collège, n’a même pas été capable de l’embrasser !

S’immobilisant soudain devant un morceau de tronc d’arbre rejeté par l’océan et baissant les yeux pour regarder ses pieds s’enfoncer dans le sable, la blonde défait sa ceinture jaune et, d’un geste typiquement féminin, enlève lentement sa robe tee-shirt.

La nuit est claire bien que la lune n’offre de sa face burinée qu’un croissant magique paraissant observer, d’un petit air narquois, les fourmis humaines épinglées sur la croûte terrestre.

Paul est pris d’un vertige brutal. Tout tourbillonne en lui, alors, que monte un désir longtemps jugulé. Léonora Cruiser, ce n’est pas la première fois qu’il la voit aussi peu vêtue : il l’a souvent aperçue en maillot de bain à la piscine du collège et il l’a même surprise se bronzant seins nus sur le campus, près des courts de tennis, mais alors, la situation était banale et l’exhibition publique. De la même façon, il a pu voir la plupart des autres filles du collège, celles qui méritent le coup d’œil. Pas de quoi s’en vanter ! Le spectacle est gratuit. Seulement là… il est seul avec Léo ! Léo qui ne conserve pour seule marque de pudeur qu’un minuscule slip de maillot de bain.

De toute la beauté insolente de ses dix-huit ans et cinq mois, Léonora fait un quart de tour vers l’océan ; adresse un regard coquin à son partenaire statufié et s’élance gaiement vers l’eau.

A une vingtaine de mètres du rivage, sur la plage choisie par Paul Howard pour offrir une promenade romantique à Léonora Cuiser, au cours des années le vent a construit une dune. Allongé sur le versant nord, presque au sommet, Charlie Yeld tire une dernière bouffée de sa Kent avant de l’enfouir dans le sable.
« What are they doing ?» demande-t-il à voix basse en joignant les mains sous sa nuque.
De ses quatre acolytes venus avec lui pour tenir secrètement compagnie à Paul Howard et sa petite amie du moment, le plus voyeur est sans conteste Jelly, ainsi surnommé parce qu’il est aussi visqueux que de la gelée.

Sans quitter son poste d’observation, le veilleur de service murmure :

« He’s watching the girl having a bath in the ocean.»

Un bain… à près de deux heures du matin ! Voilà bien les caprices d’une fille. Capable d’aguicher son «boy-friend», de lui mettre l’eau à la bouche et le feu au bas-ventre pour ne lui offrir en fin de compte qu’un baiser du bout des lèvres. Quel crétin, cet Howard ! Lui, Charlie Yeld, chef des White Kangoroos, la plus forte des deux bandes de jeunes d’Espérance, il y a belle lurette qu’il aurait culbuté cette blonde. Décidément, si tous les Black Kangoroos, la bande adverse, ressemblent à ce Paul, la plupart des filles du groupe doivent être encore vierges. Ce qui ne risque pas d’être le cas pour les minettes sortant avec des W. K. !

Puis, s’offrant un dos crawlé digne d’une championne, la blonde revient vers la plage, sort de l’eau à reculons et fait demi-tour pour rejoindre son compagnon. Démarche chaloupée à rendre fou n’importe quel mâle ! Pourtant, celui-là reste de marbre.

Mains dans les poches de son pantalon en toile, Paul Howard s’en veut de rester passif devant le personnage principal de ses fantasmes. Pourtant, le sang est en pleine ébullition dans ses veines et sa verge est bien à l’étroit dans son slip trop serré.

Leonora le regarde d’un air malicieux, ravie de lui faire autant d’effet. Mais quel est le garçon, l’homme, à qui elle ne fait aucun effet ? Née séduisante, elle a toujours cultivé au mieux sa coquetterie pour charmer, ou plutôt ensorceler tous les représentants du sexe masculin de quinze à quarante-cinq ans.

Paul recommence à cuire.

Le corps ruisselant, la pointe des seins tendue par un vent coquin soufflant sur sa peau mouillée, Léo se penche pour récupérer sa robe et s’en sert pour se sécher les cheveux et le visage. Puis, elle étale le tee-shirt humide sur le sable et s’allonge dessus, jambes légèrement séparées, mains posées sur le ventre, à la lisière du slip.

L’Australien se mord la lèvre inférieure. Avec une autre fille, il serait déjà passé à l’action depuis plus d’une heure ; mais avec Leonora Cruiser, c’est différent : cela fait tellement longtemps qu’il la désire ! Ramenant ses mains sur sa poitrine pour câliner un instant ses seins, la blonde s’abandonne à une sensualité exacerbée par les plaisirs pris à nager dans l’océan. Sa peau semble réagir au moindre attouchement et une boule de feu ravage les zones secrètes de son intimité. Doucement, ses doigts glissèrent jusqu’au slip en lycra qui recouvre mal la toison claire de son pubis. Elle regarde Paul. Le bout de sa langue va et vient entre ses lèvres. N’est-elle pas assez désirable pour qu’il reste là, statue inutile ? Pourtant, la vague sexuelle semble puissante au bas de son abdomen.

«Why did you want me to come with you, Paul ?» murmure-t-elle d’un air presque plaintif.

Pourquoi a-t-il voulu l’emmener ici ? Mais pour lui faire l’amour, bien sûr ! Les mots sont si simples à penser, pourquoi ne le sont-ils pas à prononcer ? D’autant que Leo a pris l’initiative des… opérations ! Initiative sans ambiguïté possible.

Jouant avec les deux clips qui ferment son slip de bain, Leonora les ouvre enfin : libéré, le triangle de lycra cachant son mont de Vénus glisse entre ses cuisses. Elle est nue, offerte, indécente. Une curieuse excitation l’anime. Elle écarte davantage les jambes et les replie, non par pudeur mais pour être encore plus érotique, provocante, femme.

La force de son désir est telle que Paul Howard en éprouve une douleur presque insupportable à la racine de son pénis durci. Paralysé par une émotion stupide, il persiste à jouer les parasols fermés !

Leo se redresse brusquement, fâchée. Elle s’agenouille devant son compagnon et défait nerveusement ceinture et braguette de son pantalon, le baissant jusqu’aux chevilles avant de s’attaquer au slip. Dire qu’on appelle ça un homme ! Même pas capable d’un peu d’audace alors que la moitié du travail est déjà accompli ! Observant la montée rapide du sexe viril, elle frissonne d’un désir encore plus fort et laisse parler ses instincts : sa bouche s’accroche au gland tiède et ses mains façonnent les testicules. Jamais encore elle n’avait osé pareille caresse ! Le plaisir n’en est que plus fort, plus pervers.

Paul laisse échapper un petit cri de plaisir. Un écho dans la nuit. Ses fantasmes ne le conduisaient pas très loin de la réalité, comme s’il avait toujours su que Leonora Cruiser n’était pas une fille comme les autres, mais déjà une femme ! Sa langue experte apprend à son sexe de nouvelles sensations. Et cela ne fait que commencer.

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