Retrouvez l’intégralité de cette histoire de sexe et de 69 dans Le chantage raconté par Sarah Adams

Avec tendresse, je défais les boutons de sa chemise après avoir fait glisser son veston. Mes doigts ne se précipitent jamais. L’attente est magique, le désir augmente, l’ivresse domine.

George Galow se retient. Il voudrait me prendre dans ses bras, me dévêtir également, caresser mon buste comme je caresse sa poitrine velue, faire naître en moi des sensations aussi séduisantes que celles qui se propagent en lui, doucement, sous le contact précis de mes doigts.

Derrière moi, une immense glace reflète le moindre de mes gestes, l’ondulation sucrée de ma croupe, le mouvement langoureux de mon corps. L’éclairage de la pièce rend ma robe transparente. Je suis presque nue dessous. Les formes de ma féminité sont ainsi mises en valeur et rendues plus mystérieuses, plus alléchantes.

— Non, simplement grisé. »

La coupe n’est pas vidée. Il me la tend pour que j’ingurgite le fond du verre. Je rajoute du Champagne et j’avale le merveilleux breuvage d’un seul trait.

Mes doigts s’aventurent sous la ceinture du pantalon et vont déclencher des pulsions secrètes qui ne demandaient qu’à s’exprimer. La virilité de mon partenaire s’accroît doucement. À son âge, certain, mais guère trop avancé, l’érection vient progressivement à mesure que les caresses se compliquent, se précisent.

Il veut défaire ma robe.

Je m’agenouille et rampe devant lui

Je le repousse immédiatement. Mon sourire disparaît. Je me fais distante, froide, méchante. Avec d’autres partenaires, j’aurais giflé. George Galow n’accepterait pas cette offense et le jeu en serait complètement faussé. Avec lui, il me faut précipiter un peu les choses et je défais immédiatement la braguette de son pantalon pour retirer ce symbole de supériorité masculine. Rapidement, je défais tous les autres remparts à sa pudeur et, lorsqu’il est enfin nu, George Galow est déjà un peu vaincu.   Je me recule d’un pas pour que ma nudité lui apparaisse davantage sous la transparence de mon vêtement, pour que son désir s’améliore. Puis, je m’agenouille et rampe presque vers lui, appuyant une joue contre son ventre, tout près de sa virilité. Un silence érotique nous enrobe. Ma bouche se pose à peine au-dessus de son pénis et je laisse couler un peu de salive parmi les boucles argentées. Mes lèvres commencent alors un ballet pervers le long de la hampe animée par un frétillement constant, gonflée par un désir de plus en plus fort, réchauffée par mes soins. Jamais je n’effleure l’extrémité de la verge, trop sensible. Mes mains s’accrochent aux cuisses, tout près des fesses, et je hasarde parfois une caresse sur le périnée, entre les testicules et l’anus. Je joue encore un peu à l’exciter jusqu’à sentir qu’il ne résistera plus très longtemps. Alors, je l’abandonne pour m’approcher de la table ronde. Je retire le seau à Champagne et la coupe vide pour les poser par terre. Puis, sans cesser d’observer la virilité de mon partenaire, je m’assois sur le bois poli, lustré, froid. George fait un pas en avant et s’arrête. Lentement, je relève ma robe tout en faisant basculer mon corps jusqu’à m’allonger sur le meuble. Mes cuisses sont serrées. Je ne porte pas de culotte. Les élastiques de mon porte-jarretelles dessinent d’étranges veines sur ma peau blanche, de part et d’autre du coussinet pubien. George frémit. Patiemment, j’ouvre mes jambes, sans hâte. La peau un peu plus obscure de mon sexe apparaît. Je sens les replis de mon intimité se séparer légèrement. Le jeu m’excite également et une humidité agréable se manifeste au plus profond de ma vulve, rendant brillantes les lèvres encore soudées de ma féminité. George n’a jamais dû désirer une femme autant que cela. Sa puissance masculine oscille au bas de son abdomen et s’il ne se rue pas sur moi, c’est qu’il espère encore davantage d’érotisme. Je le comble.

Tout en continuant à ouvrir mes jambes, je les soulève et les replie pour poser mes pieds sur le bord de la table et offrir en spectacle mon vagin encore mystérieux. « Viens. » Il s’approche, croyant que je vais le laisser me prendre tout de suite. Mes mains rampent doucement jusqu’à mon pubis et s’insinuent entre mes cuisses pour ouvrir davantage mes trésors féminins. Les lèvres qui se posent sur mon corps me font toujours frémir, la chaleur des muqueuses me procure des sensations que je ne peux guère refouler. Le baiser s’attarde au bas de mon ventre, produisant un effet que je n’attendais pas. Je voulais jouer encore avec le feu, mais les flammes me brûlent trop. George doit bien le sentir. Il se redresse enfin, pose ses mains sur mes hanches et me pénètre violemment, profondément, m’ôtant un hurlement de plaisir que je n’avais pas programmé. J’ai beau tenter de rester maîtresse de mes réactions, je n’y parviens pas et, durant tout le coït, je suis à nouveau une femme amoureuse avec ses faiblesses. La Reine de la perversion est bien loin. George Galow n’est plus mon client, mais mon amant, un merveilleux amant qui me possède complètement, fabuleusement. Tout mon corps se convulse, des sensations naissant un peu partout à la fois, comme autant de fournaises qui se rejoignent pour créer une tourmente extraordinaire, une explosion volcanique. Je me débats, je gesticule, je pleure de plaisir, je m’agrippe à la table comme pour ne pas glisser trop vite vers le gouffre de la jouissance. George est le plus fort et m’y entraine immédiatement. Il enfonce ses doigts dans mes hanches, agitant son ventre entre mes cuisses pour précipiter le plaisir qu’il veut prendre également. Je l’ai trop excité. Son ivresse est devenue une folie. Sa violence m’effraie et me comble à la fois. Je crie chaque fois que le gland heurte le fond de ma vulve, je gémis dès que la hampe ressort de mon fourreau sensibilisé, caressant la boule surchauffée de mon clitoris.  Il sort soudain de moi et s’étale sur la couche. De mon corps, je fais un pont au-dessus du sien. Puis, je m’écrase doucement contre son buste pour que mes seins frôlent son épiderme encore légèrement humide. La pointe de mes tétons se durcit. La caresse devient subtile. Je promène ma poitrine près de son cou pour décrire d’étranges messages autour de ses épaules. Je l’oblige à embrasser la pastille du sein gauche.

 

 Je rabaisse ma croupe pour l’obliger à un 69

Il mordille ma chair sensible. Capricieuse, je me soustrais à cette succion trop excitante. Je veux rester maîtresse, cette fois-ci. Ma poitrine glisse doucement jusqu’au nombril, puis s’attarde plus bas dans les poils du pubis. J’approche mes genoux de son visage, mon visage des siens. Doucement, je passe une jambe par-dessus son corps pour offrir mon sexe à sa bouche trop passive. Mes lèvres se referment aussitôt autour de son gland. George souffle involontairement dans les boucles de mon pubis, se contentant d’observer les formes divines de ma sexualité. Lentement, je rabaisse ma croupe pour obliger mon amant à renifler l’odeur de ma chair, pour le contraindre à embrasser mon sexe et à lui prodiguer ses soins. Ma langue pivote lentement autour du pénis qui s’enfle, frémit, oscille. Tout mon corps s’anime en un va-et-vient longitudinal. Je m’applique à accroître le volume du pénis que je suce et mordille, que j’embrasse et tête, que je caresse du bout des lèvres et use de l’extrémité de la langue. Mes lèvres s’aventurent jusqu’aux testicules dont la peau se contracte. La pointe de ma langue dévie vers l’épiderme trop sensible entre l’orifice anal et le scrotum. Puis, je reviens manœuvrer le phallus que je presse davantage entre ma langue et mon palais, faisant couler ma salive jusqu’aux glandes génitales. Parfois, une pulsion plus violente contraint George à cesser le ballet de sa langue dans mon sexe. Je sais alors qu’une pression plus délicate de ma langue sur son gland suffirait à déclencher l’orgasme. Je ralentis ma frénésie pour prolonger le jeu. Bientôt, je ne peux plus retarder l’expression de sa jouissance. Un dernier coup de langue, une dernière succion, la pression trop forte du palais sur son gland : l’onctueuse giclée de sperme jaillit dans ma bouche. Je le satisfais sans penser à mon propre plaisir. Mais, n’est-ce pas déjà le plaisir que d’offrir la jouissance ? Il voudrait dévorer mon sexe à présent, comme pour me remercier de l’avoir à nouveau fait jouir. Je le laisse renifler entre mes cuisses, lécher mon intimité, essayer d’animer d’autres exploits en moi. Sa virilité ne décroît pas. Je m’attache à prolonger l’érection, à la renouveler. Puis, lorsque je suis enfin certaine que son désir ne disparaîtra pas, je fais glisser ma croupe sur lui jusqu’à emprisonner le phallus turgescent dans ma vulve.

Dans ce 69 torride, George ne voit que ma croupe. Ses mains grimpent rapidement sur mes flancs pour attraper les seins, les pétrir, les écraser. Je l’oblige à garder les jambes légèrement repliées pour pouvoir m’accrocher à ses mollets. Puis, je bouge sur lui, je danse, je saute presque. Le pénis déclenche un appétit sordide en moi, une formidable envie de jouir. J’accélère le rut, anime mon bassin différemment, par saccades. Les mains viriles quittent mes seins pour rattraper mes reins et ralentir ma frénésie. Je refuse d’être guidée. Je me fais plus amazone, plus dominatrice. Une folie sexuelle me commande, un besoin impérieux de déclencher l’orgasme : le sien et le mien. Je cavale sur lui comme une damnée. Le frottement du pénis dans mon vagin devient presque insupportable. Je crie. Je me démène. Mes chairs se contractent. Mon clitoris éclate. Le sang afflue partout dans mon corps comme s’il allait gicler de toutes parts. Puis, je ne sais plus. George jouit sans éjaculer.

Cette fois, c’est mon sexe qui suinte, saigne une matière incolore qui souille le bas-ventre de mon amant. Un mouvement secret se poursuit dans le fond de mes entrailles, une animation délicieuse qui se prolonge encore et encore, jusqu’à m’épuiser. Alors, je me laisse tomber sur le côté, libérant l’amant et moi-même. Je me recroqueville. Je ferme les yeux. Je suis bien.


Chères lectrices, chers lecteurs,

À l’approche des fêtes de fin d’année et avec ce froid hivernal qui s’empare de nous et nous transit, je vous propose de partir de l’autre côté du globe, à Tahiti.

Quoi de mieux que de se réchauffer un peu en lisant ce récit qui j’ai écrit suite à un voyage à Papeete. J’ai rencontré là-bas Célia. J’ai tout de suite eu un coup de cœur et une très forte attirance pour elle.
Célia dégageait une puissance sexuelle particulièrement excitante, mais en même temps je percevais chez elle une certaine fragilité, qui la rendait plus désirable encore.
Nous étions toutes deux en train de discuter sur la plage, quand j’appris qu’elle n’avait jamais fait l’amour avec un homme. J’eus instantanément le désir de la prendre dans ma bouche ! Je fondais à vue d’œil au fur et à mesure qu’elle m’avouait son intimité. Je pensais surtout à Éric, l’homme qui partageait alors mes nuits tahitiennes…
Mais je ne vais pas tout vous raconter, je vous laisse découvrir la suite….

J’espère que cela vous plaira et vous titillera pour ces longues nuits d’hiver ! 😉

Je vous embrasse,

Léa

Ps : Vous êtes nombreux à m’écrire pour me raconter vos histoires érotiques, et parfois même vos fantasmes les plus inavouables ! Continuez !! Quel bonheur et quels délices de vous lire !

*****

Célia est en train de se baigner lorsque nous rejoignons la cabane ?

Je fais signe à Éric de rester là, à couvert sous les arbres, tandis que je vais à la rencontre de Célia.

Elle s’apprêtait à sortir de l’eau. Je m’aperçois qu’elle est allée se baigner avec sa robe.

« C’est une nouvelle mode pour aller se baigner ? demandè-je avec un sourire accueillant, en allant la retrouver sur le bord de l’eau.

― J’avais envie de changer mes habitudes ! » lance-t-elle à voix basse.

Je croise ses yeux qui s’échappent aussitôt. Ils ne sont qu’amertume et tristesse. Ils me font mal. Je n’aime pas qu’on souffre à cause de moi.

Je lui tends une main qu’elle ne prend pas. Je n’insiste pas et la regarde émerger de l’eau. Elle ne porte rien sous sa robe qui lui colle au corps comme une autre peau. Ses seins pointent sous la pellicule blanche qui épouse son corps et dessinent deux petites taches brunes. Plus bas, un petit triangle noir ruisselle entre les pans mouillés qui habillent ses cuisses.

« Tu es belle, dis-je soudain, émue par sa beauté.

— Qu’est-ce que cela peut donc te faire ? répond Célia, amère.

— Ne dis pas de bêtises. Tu sais que je t’aime.

— Je ne sais plus rien du tout, lance-t-elle triste. Depuis qu’il est arrivé… »

Elle se tient immobile. Je fais quelques pas dans l’eau qui m’arrive à présent aux mollets.

« J’ai envie de t’aimer, dis-je en venant lui prendre la main, comme on doit probablement faire pour apprivoiser un animal chétif.

« Faire l’amour avec lui, ne t’a donc pas suffi ? dit-elle en s’efforçant de me blesser alors qu’elle aimerait tant se laisser conquérir.

― Ne jouons pas à ce jeu, ma chérie. Nous ne nous ferions que du mal… »

Puis, me laissant tomber à genoux dans l’eau, le visage à la hauteur de ce petit triangle noir qui continue à suivre les plis du tissu pour ruisseler.

« J’ai envie de toi… J’ai envie de t’aimer. Tu es si désirable… Je t’aime… »

Si Célia ne répond rien, elle ne bouge pas non plus lorsque j’approche ma bouche…

À travers le tissu moulé pour mettre son corps en valeur, ma langue vient cueillir les perles d’eau qui tombent pour se refondre dans la mer.

Les vagues douces viennent s’échoir sur mes cuisses. Mon ventre frissonne lorsque leur crête vient lécher mon sexe.

Ma langue se fraye un passage entre les lèvres sexuelles. Discipliné et, à n’en plus jamais douter, audacieux et impudique, le tissu blanc épouse le nouveau chemin qui apparaît légèrement rosé entre la toison brune.

Célia ne dit toujours rien, partagée entre le désir de m’en vouloir et celui de me vouloir. Mais au fur et à mesure que ma langue la fouille, je sens ses cuisses s’écarter et se tendre pour un plaisir qu’elle ne va plus chercher à déserter.

Les vagues poursuivent leur va-et-vient régulier dans le creux de mes jambes. Le remue-ménage qu’elles créent dans ma toison est froid et chaud à la fois. Subtil mélange de sensations. Je frissonne lorsqu’elles viennent exploser dans mon entrecuisse.

Je bois les lèvres à travers le tissu ruisselant. Son goût mêlé à celui du sel m’excite. Ma langue cherche le clitoris. Le tissu blanc de la robe épouse sa forme lorsqu’il s’érige.

La mer a compris ma demande. Elle s’est faite ma complice. On dirait que ses vagues montent plus haut, vont plus vite pour toucher mon ventre. Mon clitoris se tient aussi érigé que celui de Célia. Les vagues s’en amusent lorsqu’elles viennent le faire tanguer.

Les mains de Célia viennent se poser sur mes cheveux ; simple aveu qu’elle vient de me rejoindre dans mon amour.

Ma langue boit, fouille et lape et aspire la liqueur salée. Je la baise à travers sa robe et cela n’en est que meilleur.

Les doigts se crispent sur ma tête en même temps que s’échappe un cri. Célia hurle sans retenue son plaisir. Elle tombe à genoux, le visage en face du mien. Ses yeux me disent sa reconnaissance tandis que je mêle à sa salive, la liqueur salée que je viens de prendre d’elle.

Les vagues nous encerclent. Elles sont redevenues calmes.

« Oh Léa ! Léa ! » dit Célia en cherchant à son tour à me donner du plaisir.

Mais je l’écarté de moi, et aussi tendrement que fermement, l’oblige à regagner le sable.

« Viens, je vais t’apprendre à aimer. »

Éric est sorti de sa cachette, trop ému devant le spectacle que nous venons de lui offrir, pour garder ses distances.

Célia fait un pas en arrière lorsqu’elle l’aperçoit. Son visage semble lutter contre un agacement, une amertume coléreuse dont elle se sent envahie.

Je me plaque contre son dos pour l’empêcher de reculer, de déserter devant la tâche que je lui demande d’accomplir. Je la présente à mon amant. Elle doit être belle dans son vêtement sans couture qui met son corps en exergue.

Éric ne la quitte pas des yeux.

L’eau ruisselle et contourne ses seins, ronds, qui semblent devenus pesants sous le poids du tissu gorgé d’eau qui les plaque.

Je l’oblige à faire un pas en avant vers Éric. Cadeau. Je la lui offre.

Je dénude une épaule et puis l’autre. Le tissu roule sous mes doigts comme un bas sur une jambe galbée.

L’émotion nous cloue tous trois au silence. Elle laisse la pellicule de tissu glisser le long de son corps, sans mot dire. La robe tombe à ses pieds. Découverte comme une fille perdue ; soudain chétive, balbutiante presque agenouillée devant nos désirs ; promise à tous les assauts. Elle tremble, la poitrine rompue de coups, palpitante…

Ses yeux viennent se poser sur l’ombre de son corps, esquissée sur le sable blanc. Elle sourit à peine, imperceptiblement. Elle prend conscience de son privilège. Elle est fascinée par sa propre beauté, par ses incohérences.

Je la prends par la taille, passe mon bras sous ses reins. Je ne bouge plus, attendant qu’elle décide. Enfin sa tête part en arrière à la recherche de la mienne, sa joue contre la mienne, ses cheveux contre les miens. Pour l’encourager, je laisse glisser ma tête contre son cou.

Et, comme cela ne peut durer une éternité, je tourne légèrement la tête. Nos lèvres se trouvent l’une contre l’autre. Elle prend aussitôt ma bouche et s’y perd.

Elle sait à présent qu’elle va se plier à ma volonté. Pour se faire aimer, pour la seule joie de m’approcher, de me voir avec un homme, de se voir, elle, aimer un homme… en même temps que moi.

Le sexe d’Éric se dessine sous le maillot. Il se tend à n’en plus pouvoir. Il n’en peut plus de nous voir, il n’en peut plus d’attendre. Il enlève le maillot, mais je veux encore le faire languir. Le sexe atteint une telle érection qu’il serait capable de jouir sous le moindre souffle du vent, sous une de nos moindres hardiesses.

Je force Célia à regarder ce sexe d’homme érigé pour elle, qui va bientôt n’être plus que pour elle. Un sexe imposant qui va bientôt la remplir, combler son ventre. Une virilité qu’il lui faudra attendre elle aussi.

Il se saoule de notre vue, de nos gestes, de nos regards, de nos attentions.

Je veux les faire vivre du désir l’un de l’autre. Ils l’ont compris. Célia ne cherche plus à détourner les yeux de la virilité de l’homme qui va la conquérir ; Éric regarde la femme qu’il va emplir.

Il n’y a pas d’amour sans désir. Célia, tu n’as jamais encore désiré d’homme, je vais t’apprendre.

Je dessine sur le corps de Célia une vannerie de caresses et montre ainsi à Éric les chemins qu’il lui faudra emprunter.

Entrelacs de mes doigts chauds sur un corps en train de naître…

Ma bouche embrasse son épaule. Il est des baisers qui brûlent follement…

Célia veut faire un pas vers Éric. Elle voudrait se coller contre lui. Écarter ses jambes autour de ses reins. Se faire prendre debout. Sans tendresse, avec dureté. Bestialement.

La verge se balance doucement. Je les retiens encore.

J’aime Célia au fil de mes ongles. Je la dessine pour lui, dans des tracés tissés de soleil sur sa peau brune. Ils éraflent les seins, les contournent, les surprennent, descendent jusqu’au nombril, griffent la courbe des hanches.

D’un mouvement de genoux, je l’oblige à écarter les cuisses. Elle va bientôt se donner, je la prépare. Je l’évasé pour lui tandis que leurs sens se déchaînent. Nos doigts font semblant de s’y perdre, mais je la laisse intacte pour lui.

Éric prend sa verge dans sa main et la serre, sans doute pour contenir un plaisir qu’il sent monter violemment.

Je sais qu’il est temps.

Je la pousse dans les bras de l’homme. Les pointes de ses seins viennent se coller aux siens, tout aussi chauds. Elle vient se frotter à la peau velue, s’abîme dans son odeur brûlante, défaillant tout à la fois de peur et de désir savamment mélangés.

Je la sens respirer à fond l’odeur de l’homme, s’initier à ce parfum si particulier qu’elle a toujours rejeté, refusé.

Il l’accueille dans ses bras, la serre à lui faire mal. Ils se donnent un regard comme un très long baiser. Je baisse les yeux pour ne pas voler l’intimité qui se crée entre eux.

Le sexe s’infiltre entre les cuisses accueillantes. Il s’immisce, repère, s’installe. Elle se donne. Elle se fait prendre, là, debout, toute, tout à coup fragile.

Elle est belle, fiévreuse, ses yeux brillent. Elle est en train de se perdre dans les bras de l’homme qu’elle a toujours haï.

Un coup de reins d’Éric la fait gémir. La verge se fraye un chemin, la pousse, la creuse, aggrave sa déchirure.

Je les regarde, aussi émue qu’eux. De coups de reins successifs, il creuse ses empreintes au creux de son ventre.

Les mains d’Éric s’agrippent aux fesses de son amante. Elles s’y enfoncent, les empoignent tandis qu’il se plante en elle. Elle se fait fragile tandis qu’il se fait tendrement brutal. Elle se plaint tandis qu’il la parcourt.

Elle voudrait tout à coup rattraper le temps perdu à ne pas avoir joui des hommes. Elle voudrait se faire déchirer, défoncer, pour ne plus jamais oublier.

Pour mieux s’ouvrir, une jambe se replie sur les reins de l’homme, s’accroche à ses hanches. Tout son corps repose sur la pointe de son pied resté au sol. Elle se balance au gré de leurs pulsions, au gré du manège qu’il crée en elle…

Bouche ouverte, de sa respiration la plus folle, elle se laisse envahir, malmener.

Il souffle, soupire et geint comme elle. Sans pudeur, sans retenue. Il l’a trop attendue. Il n’en finit pas de la creuser, de la labourer. Il se demande même comment il peut tenir si longtemps. Si ce n’est la mission qu’on lui a confiée de faire découvrir l’amour viril à une femme qui ne l’a jamais connu. Quasi-virginité à déflorer, irrémédiablement. Nouvelle femme à faire vivre pour l’homme.

Elle se laisse amener jusqu’au bord du spasme. La mer est dans leurs yeux mouillés de leur désir. Ils ne me voient plus.

Je m’allonge sur le sable chaud non loin d’eux. J’ai besoin d’exprimer la fièvre qui est en moi. J’écarte les cuisses. Mon pubis saille. Mes doigts violeurs viennent harceler mon bas-ventre. Ils se posent sur mon clitoris, mais l’excitation est trop forte. Alors, ils pénètrent de plus en plus profond à mesure que mon corps se tend vers eux.

Je me mets à envier Célia qui a un sexe à sa mesure…

Des soupirs accélérés… Des pénétrations de plus en plus rapides… Une sorte de frénésie. Des battements fiévreux… Des pulsations hors de la normale…

Il se plante en elle. Il n’en peut plus de l’entendre se plaindre. La jouissance est là qui nous prend tous les trois.

Dans un râle libérateur, Éric s’abandonne. Elle croit qu’elle va mourir. Le sperme explose en elle, inondant les parois de son ventre d’une encre indélébile.

Elle se sait marquée à tout jamais de l’empreinte de l’homme qui a tant su la faire jouir.