Partie de jambes en l’air dans un avion

Le Plaisir brut - Les érotiquesPour ce nouveau titre des Nouvelles Amazones, c’est Audrey Seurat qui nous emmène outre-atlantique, pour une aventure torride et débridée au cœur des derricks et des champs de pétrole du Mexique.
Au menu, une rencontre amoureuse avec la jeune Encarnacion, avec qui Audrey « prends un plaisir indéniable à caresser sa peau douce, à découvrir le velours de son pubis encore jeune, à frôler la découpure sensible de son sexe, à caresser ses fesses et ses cuisses, à revenir vers ses seins que je touche à peine, mais qui m’excitent un peu ». Mais aussi une orgie extatique arrosée d’un mezcal un peu particulier, un séjour dans une prison de femmes avec des geôlières à l’imagination débordante. Bref une aventure libertine sous le soleil du désert mexicain pour un baril de plaisir brut !

Pour vous mettre en bouche, voici un extrait où Audrey, prise d’une folle envie de sexe, décide de monter au 7e ciel dans un avion…

J’espère que vous prendrai du plaisir à lire cette histoire !

Léa

L’Amour au 7e ciel !

Onze heures arrivent vite. La piste de décollage file sous l’aile gauche de l’avion. Le ciel, d’un bleu superbe, nous aspire. Minuscule, Mexico s’évapore.Une soudaine envie de faire l’amour me prend.

« N’y a-t-il pas un endroit… intime dans cet avion ?

— Intime ?

— Oui, une sorte de salon comme dans les Boeing 747.

— Je crains que le seul endroit intime de cet appareil ne soit les toilettes !

— Avez-vous déjà fait l’amour dans les toilettes d’un avion, Sean ? »

Sans attendre sa réponse, je me lève, le prends par une main et l’entraîne derrière moi. Le frémissement sexuel s’accentue au creux de mes reins et l’idée de s’aimer dans un lieu si peu romantique pimente davantage cette audacieuse et charmante perspective.

« Vous ne voulez tout de même pas faire l’amour dans ce petit réduit mal commode !

— Si.

— Audrey, voyons, nous ne…

— Cessez de jouer les adolescents ! J’ai du mal à croire que cela ne vous excite pas. Vous en avez certainement déjà eu le fantasme ! »

Une petite fille grassouillette sort du « petit coin » et file vers sa place sans même remarquer que je pousse mon ami dans les w.c. avant d’y entrer moi-même.

« Alors, vous voyez bien que c’est impossible !

— Impossible ?

— Oh ! je sais : impossible n’est pas français !

— Non, je pensais simplement que l’impossible est une chose qui me séduit toujours énormément. Même si en fin de compte, je me rends effectivement à l’évidence. »

Doucement, je me colle contre mon amant et l’embrasse. Mon désir est peut-être coquin, le sien n’est certes pas pur. Ma main droite glisse sans gêne sous le pantalon peu serré pour découvrir la force virile qui frémit davantage sous la tiédeur de mes doigts.

« Je savais bien que l’idée vous exciterait !

— Et si quelqu’un venait, Audrey ?

— À trois, nous ne tiendrons jamais là-dedans ! Il attendra, voilà tout ! »

Le couvercle de la cuvette est rabattu.

Délicatement, je me laisse couler contre Sean tout en défaisant la braguette de son pantalon. Le vêtement s’abaisse lentement, dénudant le sexe orgueilleux, sensible, chaud. Mes lèvres s’appuient un bref instant à l’extrémité de la verge tendue. Mes doigts s’accrochent aux poils en désordre et déclenchent d’autres impressions plus profondes qui durcissent davantage l’érection. Mes muqueuses attrapent la hampe palpitante et rampent jusqu’à la racine du pénis pour déposer un baiser humide sur une glande génitale.

Silence. Mon cœur semble battre plus fort qu’à l’ordinaire. La respiration de Sean est irrégulière.

Je pousse gentiment mon amant pour qu’il s’installe sur le siège froid. Les cuisses se desserrent. Le phallus se dresse. Les testicules se contractent.

Ma bouche revient encore au bout du sexe, prenant cette fois le gland tout entier pour le mouiller, l’exciter davantage, le goûter. Mes dents s’accrochent à peine à la couronne sensible et je libère l’organe magique que j’ai envie de sentir vibrer en moi.

Je me relève.

Sean ne paraît plus gêné, à présent. Figure ridicule de revues érotiques qui devient soudain un geste simple parce que désiré.

Je retire carrément mon pantalon et le pose sur la poignée chromée de la porte. Au bas de mon ventre, la douce toison frissonne. Plus bas encore, le noyau de mon sexe bouillonne. Sean me regarde dans les yeux, mais je sens son esprit se promener sur tout mon corps. La marque de ses baisers passés est encore sur ma peau. J’écarte les jambes en me pliant un peu pour m’asseoir sur les cuisses velues.

« Ce n’est…

— Chut ! »

Pourquoi faut-il que les hommes éprouvent le besoin de parler lorsque le dialogue sexuel s’engage ? La conversation des épidermes est bien plus éloquente.

Entre son ventre légèrement rebondi et mon abdomen plat et soyeux, le pénis oscille doucement, arbre d’amour prêt à s’exprimer.

Je me presse un peu plus contre Sean, balançant mon corps latéralement pour sentir la présence puissante tout près de mon nombril. Une brûlure délicieuse qui m’enivre étrangement. J’ai envie de sentir son sang puiser en moi, mais je veux attendre encore un peu pour que le désir atteigne son paroxysme, pour que le besoin l’un de l’autre soit impérieux, fou, monstrueux, vital.

Sean m’embrasse. Il ne ferme pas les yeux, comme s’il voulait découvrir la progression naturelle de notre étreinte, comme s’il voulait voir avant de ressentir.

Sa bouche s’aventure sur le tee-shirt jusqu’à rencontrer les formes pulpeuses de mes seins. La chaleur de son souffle baigne mes tétons, la puissance de ses dents agresse délicieusement mes mamelles. Je crierais bien. Je me l’interdis. L’érotisme en ce lieu doit être silencieux, secret. Pourtant, j’aimerais que tous les passagers de cet avion devenu soudain navire céleste sachent qu’à l’arrière du vaisseau, dans un cocon métallique, deux êtres s’aiment.

Je me relève.

Le gland frôle les replis écartés de mon sexe, caressant la boule enflée du clitoris qui semble s’accrocher à la chair masculine pour s’y greffer.

Lentement, je m’assois à nouveau sur les cuisses de mon amant, emprisonnant sa verge dans ma vulve, m’abreuvant à sa puissance, lui communiquant ma force. Un instant, je demeure immobile pour ressentir pleinement les palpitations accrues du pénis caché en moi. Les contractions des parois de mon vagin suffisent amplement à m’offrir des sensations superbes qui progresseraient sans doute vers l’orgasme si l’on avait le temps de s’aimer longuement ici.

Sean me prend par la taille et m’anime.

Un balancement léger. Je me fais douce, aimante, amante, maîtresse.

Le ballet sexuel évolue capricieusement, accélérant ses figures, parfois, ralentissant son étreinte, souvent. Peu à peu, les chairs se fondent pour ne plus constituer qu’un seul corps prêt à jouir. Une humidité délicieuse suinte de nos pores. Frénésie subtile, ardeur fragile, volupté nécessaire. Nous ne nous connaissions pas et nous savons tout l’un de l’autre à présent, tout pendant l’instant du coït, pendant l’acte d’amour. Après, il faudra encore apprendre car nous ne saurons plus rien.

La cadence s’affole. Le cœur s’arrête. Le corps se hâte pour gagner la course et trouver les trésors.

Une convulsion unique, mille frissons, un cri retenu, les ongles qui s’enfoncent, la verge qui s’immobilise comme broyée par la vulve, la sève qui coule et se mêle à la sève, le sang qui n’afflue pas tout à fait comme avant.

Il me regarde.

Ma bouche tremble sans doute, comme toujours lorsque le plaisir m’a comblée. Un million d’étincelles font briller mes yeux déjà malicieux par nature et l’on devine que je ne veux pas interrompre tout de suite l’union charnelle. Le mont de Vénus frissonne contre la petite rondeur abdominale de mon compagnon. En moi, le pénis diminue lentement sa pression comme s’il voulait se libérer.

« Embrasse-moi. »

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