Les filles du Hammam

Les filles du hammam - les érotiques

Bonjour à tous,

Cela faisait longtemps que je vous avais laissés sans nouvelles. J’étais partie pour un long périple avec un amant qui m’a finalement convaincue de rester avec lui plus longtemps qu’à mon habitude. Que voulez-vous… Mais j’ai mis à profit ces quelques mois loin de vous mes chers lecteurs, pour coucher sur mon écran mes dernières péripéties (dans lesquelles participe désormais mon amant-longue-durée, même si je lui donne plusieurs visages dans mes romans, un  peu comme ses multiples facettes érotiques…).
Ma dernière histoire, Les Filles du Hammam, m’est venue alors que nous nous rendions tous deux dans un bain turc dans le sud de la France. Au menu, soins et massages à la fleur d’oranger. Pendant que mon amant était occupé ailleurs, j’ai rencontré ma masseuse, une splendide demoiselle, qui, comment dire, ne m’a pas laissé indifférente… Il faut dire qu’au moment où j’ai croisé son regard, j’étais déjà dans tous mes états, comme vous allez le découvrir…

 

« On me fait signe de me débarrasser de mon vêtement. Je me dénude avec joie et je pends le peignoir à une des patères prévues à gauche et à droite de la porte en bois. Puis, je vais m’asseoir sur une des claies libres, au fond du bain de vapeur. Ici, le silence est de rigueur ! Chacune sue dans son coin, sans rien dire, presque sans bouger. Celle-ci est venue dans l’espoir de perdre des kilos en trop, cette autre pour éliminer les toxines de son corps, cette troisième pour trouver un havre de quiétude impossible ailleurs.

Assise en tailleur, les yeux fermés et le corps légèrement arrondi, je voyage en moi-même, retrouvant mon univers secret avec un plaisir profond. Les émotions que j’ai vibrent au plus profond de mon être et j’en suis toute frémissante. Des perles de sueur dégoulinent sur ma peau et contournent la pointe de mes tétons, plus dure que jamais. Une curieuse sensibilité s’épanouit en moi. Frôlant à peine les boucles de mon pubis, les doigts de ma main gauche m’inventent des sensations voisines du plaisir. Et je m’y abandonne sans pudeur, et sans honte.

Le temps semble s’être arrêté. La brume est épaisse autour de moi. C’est un nuage brûlant qui m’épouse et découvre toutes les magies de ma peau. Au début, j’étais molle, et voilà que je me sens forte, nouvelle, dynamique. D’instinct, j’anime mes doigts entre le haut de mes cuisses, jusqu’à m’émouvoir en solitaire. À présent, j’aimerais que Louis Siméoni soit avec moi. Ensemble, nous ferions des voyages érotiques. Je suis plus réceptive que jamais et j’ai le sentiment que faire l’amour dans cette ambiance me procurerait des émotions différentes, sinon plus fortes.

Malgré moi, je me caresse. Le bout de mes doigts coule facilement entre les pétales de mon sexe. Est-ce mon plaisir ou la vapeur qui dégouline d’entre mes chairs ? Un parfum érotique m’enivre. Comme une adolescente qui s’offre une promenade dans l’univers des interdits, je masse la boule de mon clitoris jusqu’à déclencher un début d’extase. Puis, roulée sur moi-même, je profite de l’onde délicieuse qui se propage en moi et me réjouit.

Les autres femmes ne s’occupent pas de moi. Ensemble, nous sommes tout de même seules. Peut-être est-ce là tout l’intérêt du jeu. La sueur perle doucement de mes pores. C’est une huile qui fait briller ma peau. Peu à peu, je me sens légère. Merveilleusement bien dans mon enveloppe humaine. Pourtant, mon esprit semble voguer au-dessus du nuage de vapeur qui s’insinue partout. Soudain, je me regarde transpirer dans mon coin. J’éclate de rire.

« Chut ! » murmure une des autres clientes. Je fais oui de la tête, deux doigts enfilés dans mon sexe. Puis, plus sage, je baisse la tête presque à appuyer le front contre un genou et je me laisse gagner par une torpeur voluptueuse.

Combien de temps dure cette charmante balade ? Je ne saurais le dire avec précision. Quelques minutes ou près d’une heure. Mon cœur bat doucement, comme par paresse ; mes poumons soufflent à peine, comme si l’oxygène ne m’était plus indispensable pour vivre ; le sang circule très lentement dans mes veines. Comme au ralenti, je redresse le buste. Ma peau est un velours trop sensible. Autour de moi, il n’y a que l’épais brouillard parfumé et chaud dans lequel je ne distingue aucune silhouette humaine. Pourtant, je sens bien que je ne suis pas seule.

« Venez ! » murmure gentiment une très jeune femme sortie du néant. »

Découvrez ma rencontre avec la jeune masseuse dans Les Filles du Hammam…